Activités cliniques optionnelles

 

 

Clinique d'évaluation du risque de violence
 
En lien avec la rencontre mensuelle du lundi sur le même thème, les résidents sont invités à participer à l’évaluation de patients présentant une problématique de violence dans les hôpitaux de la grande région de Montréal et par visioconférence pour les régions plus éloignées. Les demandes de consultation sont faites par les médecins traitants de ces patients et une dyade professionnelle est habituellement désignée pour procéder à cette évaluation extensive qui comprend en général une rencontre avec les membres de l’équipe traitante, une entrevue avec le patient, une rencontre postentrevue pour donner à chaud un début de compréhension et des recommandations.
 
Par la suite, un rapport plus complet sera rédigé et cosigné par les évaluateurs. Il n’y a pas d’horaire fixe pour ces évaluations qui sont mises à l’agenda des professionnels concernés. Les résidents peuvent s’associer aux différents professeurs qui y participent selon l’agenda de leur propre agenda clinique. Il s’agit d’une activité très formatrice où le résident est appelé à voir des patients hospitalisés ou suivis dans les départements de psychiatrie d’hôpitaux généraux.
 
 

  
 
Participation au programme pour adolescents auteurs d’agression sexuelle
 
Le résident sur un stage en psychiatrie légale peut être impliqué dans l’évaluation et le traitement d’adolescents auteurs d’agression sexuelle. La clinique a lieu les lundis et le résident pourrait être impliqué à la fois dans l’évaluation, et aussi dans les modalités de traitement de groupes et/ou individuel de ces patients. Il s’agit d’une exposition clinique qui peut se faire conjointement avec le stage de psychiatrie légale de pédopsychiatrie.
 
 

 
 
Psychiatrie légale dans les milieux de détention
 
Les résidents intéressés, peuvent accompagner nos psychiatres lors de leur clinique dans différents milieux de détention.
 
Centre de détention Rivière-des-Prairies.
 
Des psychiatres de l’Institut Philippe-Pinel de Montréal vont régulièrement faire des expertises ainsi que l’évaluation et le suivi de patients en attente de procès. Lors de ces journées, le résident pourra participer à la préparation et à la rédaction d’expertises demandées par la Cour ainsi qu’aux consultations et suivis de patients atteints de troubles mentaux aux prises avec des problèmes légaux.
 
Maison Tanguay
 
Il s’agit du même service offert à Rivière-des-Prairies, mais pour une clientèle féminine. En plus des femmes en attente de procès, la Maison Tanguay héberge aussi des femmes purgeant une peine d’emprisonnement de moins de deux ans. Certaines ont besoin de soins psychiatriques dans un contexte de décompensation d’une maladie psychiatrique en cours de détention.
 
Centre de détention de Montréal (Bordeaux)
 
Deux psychiatres de l’Institut Philippe-Pinel de Montréal vont faire l’évaluation et le suivi d’hommes purgeant des peines d’emprisonnement de moins de deux ans. Lors de ces cliniques, le résident sera impliqué auprès d’une clientèle présentant des troubles mentaux graves (maladie affective, psychose) souvent associés à un trouble de personnalité et une composante d’abus ou de dépendance aux substances. Il s’agit d’une clientèle aux prises avec des problématiques complexes qui se retrouvent souvent dans les urgences des différents hôpitaux de Montréal. La détention se prolongeant souvent sur quelques mois, il s’agit souvent d’une occasion de pouvoir suivre et traiter ces patients qui, en général, ne font que de courts séjours dans les salles d’urgence.
 
 

 
 
Clinique d’expertise en externe
 
La Cour fait aussi plusieurs demandes d’expertise pour des personnes qui ne sont pas détenues dans l’attente de leur procès. Ces expertises sont alors faites dans un de nos deux points de service externe de l’Institut Philippe-Pinel de Montréal, soit la postcure ou le Centre de psychiatrie légale de Montréal. Les résidents intéressés peuvent participer à ces évaluations. Il s’agit d’une clientèle qui est souvent moins désorganisée que celle retrouvée en détention et à l’interne. C’est aussi en externe que se fait la majorité des demandes d’évaluation présentencielle.